Iskari T1, K. Ciccarelli

Fantasy, young-adult
421 pages
18,50€ (format broché)
Lu en Juin 2020
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Au royaume de Firgaard, les légendes sont interdites: elles sont dangereuses. Pourtant, le sort d’Asha, princesse solitaire, leur semble étroitement lié. Asha est une tueuse de dragons crainte par tout son peuple: elle est Iskari.

Dans le monde d’Asha, de nombreuses histoires du passée et légendes alimentent leur croyance en l’Ancien : ce Dieu qui choisit ses Namsara aux dépens des Iskari. Mais désormais, les histoires anciennes sont interdites car elles corrompent et rendent malades. A cause de quelque chose qu’Asha a fait, les dragons se sont retournés contre les hommes. Elle est maudite, et corrompue : l’Iskari de leur temps. Pour se racheter, Asha s’est lancée depuis des années à la chasse aux dragons, mais aujourd’hui pour éviter le mariage, il lui faut chasser le tout premier dragon, celui avec lequel tout a commencé : Kozu.

J’ai adoré ces histoires anciennes maudites, les légendes de Namsara, d’Iskari et de dragons. On aurait dit des contes, et ils étaient empreins d’une certaine poésie. Cet univers était vraiment très original et m’a tout de suite interpelée.

J’ai passé un très bon moment de lecture, mais il y avait des défauts.

Tout d’abord, les personnages. Asha apparait (surtout au début, de moins en moins ensuite mais ça prend du temps) très froide, et elle est passive quand il est question de remettre en cause son univers : pendant plus de la moitié du livre elle ne cesse de se dire « comment on peut ressentir du désir pour un esclave » « c’est juste des esclaves » etc, et avec nos considérations modernes, et bien ça n’aide pas à s’identifier à elle. Néanmoins, elle finit par remettre ses aprioris en cause (c’est presque trop brusque) et sa vulnérabilité et sa culpabilité sont tout de même attachants, même s’il reste un petit manque. On a cependant le plaisir de voir une héroïne badass, qui se bat avec talent et courage, sans se laisser marcher sur les pieds. Les personnages secondaires, quant à eux, sont trop délaissés que ce soit Torwin, Saphire, Dax ou Roa. On reste vraiment en surface quand il s’agit de leur développement, et c’est dommage.

Le deuxième bon défaut, c’est la romance. Déjà, si vous n’aimez pas cela, laissez tomber le livre car elle prend pas mal de place. Moi ça ne m’a pas gênée. Ce qui m’a gênée par contre c’est qu’on a du mal à accrocher à cette romance : elle se fait trop rapidement et surtout le rapport de force entre les deux personnages est trop grand, à cause des considérations morales d’Asha et du fait que son intérêt amoureux soit un esclave… Du coup, c’est difficile de croire en leur histoire, de s’en émouvoir.

Et pourtant malgré ses défauts, Iskari reste un très bon roman de fantasy : un bon rythme qui vous happe dans l’histoire, une intrigue bien menée qui sait rebondir, un univers convaincant et original qui parvient sans soucis à vous intéresser. Le livre se dévore, et on voit les défauts, c’est juste qu’on ferme les yeux devant et on passe un super moment quand même.

Un livre que je ne conseillerai pas à tous, qui peut être adoré comme déplaire. A vous de vous faire votre avis par rapport aux défauts signalés pour savoir s’il est fait pour vous ou pas. Moi j’ai passé un très bon moment, j’ai mis de côté les défauts pour apprécier les qualités indéniables du roman et je lirai la suite avec grand plaisir ! 16/20

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