All the light we cannot see, A. Doerr

Petite déception sur ce livre qui a malgré tout de belles qualités et plaira à un grand nombre.



Historique
544 pages (édition VO)
11€ (édition VO)
Lu en Janvier 2020
Lien livraddict
Déjà traduit : Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Marie-Laure Leblanc vit avec son père près du Muséum d’histoire naturelle de Paris où il travaille. A six ans, la petite fille devient aveugle, et son père crée alors pour elle une maquette reconstituant fidèlement leur quartier pour l’aider à s’orienter et à se déplacer. Six ans plus tard, l’Occupation nazie les pousse à trouver refuge à Saint-Malo chez l’oncle du père de Marie-Laure, un excentrique profondément marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, qui vit reclus dans sa maison en bord de mer. Pour éviter que les Allemands ne s’en emparent, le Muséum a confié à Leblanc un joyau rare, la copie d’un diamant ayant appartenu à la famille royale de France, sans savoir qu’il s’agit en réalité de l’original. Loin de là, en Allemagne, Werner grandit dans un pensionnat pour enfants de mineurs décédés. Curieux et intelligent, l’orphelin se passionne pour la science et la mécanique et apprend rapidement à réparer les machines qui lui tombent sous la main. Un talent rare repéré par les Jeunesses hitlériennes où il se trouve enrôlé. Prenant conscience des fins auxquelles est utilisée son intelligence, il est sanctionné, devenant un simple soldat de la Wehrmacht. En 1944, son chemin croise en France celui de Marie-Laure alors que Saint-Malo est incendiée et pilonnée par les bombes.

Un roman historique, un genre que je lis assez peu, et qui sort de ma zone de confort, même si j’aime beaucoup l’histoire. Cela nuance certainement mon avis. Le côté historique m’a cependant plu, je dirai même que c’est une des choses que j’ai le plus aimé dans le roman : notamment le point de vue de Werner, côté Allemand. Je regrette que la Résistance n’ait pas été évoquée un peu plus en profondeur. Je me serai au contraire passée de cette histoire de diamant (dans le résumé anglais il n’en est pas fait mention d’ailleurs) car j’ai trouvé l’intrigue qui l’entourait assez dénuée d’intérêt, plate et somme toute pénible.

Ce que je reproche le plus au roman est son rythme. J’ai été agréablement surprise par le début : je suis directement rentrée dedans, le style était bon, le rythme des phrases fluide. Mais l’intrigue, elle, est lente : de la page 70/80 à 400 ça devient rapidement long. Il y a des passages où il ne se passe rien d’autre que Marie-Laure qui lit des livres, va à la plage ramasser des coquillages et Werner qui bricole sur des radios. Le format des flashbacks qui coupent sans cesse les évènements de 1944 aggravent les choses : on a de l’action, enfin, sur 4 chapitres de 3 pages se déroulant en 1944, puis 60 pages de 1934, 1940, etc où rien n’avance. C’est frustrant, et dommage que les pages les plus intéressantes (1944) soient si rares et entrecoupées de ses longs flashbacks qui au final, font tout le roman.

Heureusement, certains évènements ou anecdotes historiques attisent votre intérêt de temps à autre, et heureusement qu’ils étaient là. Sinon, c’est long. D’autant plus qu’on vous a promit dans le résumé (surtout le résumé anglais, c’est encore pire) un petite amourette « against all ods » entre Werner et Marie-Laure. Donc ben vous vous y attendez. Vous attendez. Et encore et encore, parce qu’au final ils se rencontrent que vers la page 450. Pas de soucis, mais dans ces cas-là il ne fallait pas le vendre comme une histoire d’amour, parce qu’on est sans cesse dans l’attente d’une rencontre qui ne vient pas, et le fait que nos attentes ne trouvent pas de réponses rend le tout encore plus long.

Néanmoins, All the light we cannot see saura plaire à ceux qui adorent l’histoire et les livres un peu contemplatifs et très narratifs. Pour ceux qui sont plutôt comme moi, je vous conseille de passer votre chemin : vous risquez de vous ennuyer comme moi. Je ne regrette cela dit pas ma lecture car elle était intéressante, la fin était belle et perturbante, et l’écriture restait agréable et fluide. C’est l’intrigue qui coinçait vraiment, pour ma part. Les coquillages et les diamants, ça va cinq minutes…

Une belle histoire sur la 2ème guerre mondiale, malheureusement trop lente et contemplative à mon goût.

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